Par DailyMirrorRDCongo | 4 avril 2026 | Sécurité
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Un rapport publié en avril 2026 par le Congo Research Group et le Center on International Cooperation met en lumière de profondes divisions internes au sein du March 23 Movement, suscitant des inquiétudes quant à sa cohésion et à l’avenir du processus de paix dans l’est de la Democratic Republic of the Congo.
⚠️ Un mouvement fragilisé
Le rapport identifie trois lignes de fracture majeures :
- Les tensions avec le Rwanda
- Les rivalités entre commandants
- Le conflit entre branche politique et militaire
Au cœur de ces tensions se trouve le général Sultani Makenga, dont la relation avec Kigali reste ambivalente. Malgré une longue collaboration, il est perçu comme imprévisible.
⚔️ Rivalités au sommet
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Les tensions entre Makenga et le général Baudouin Ngaruye, issues de la scission de 2012–2013, refont surface.
La compétition pour le contrôle des territoires et des revenus douaniers alimente cette rivalité. Kigali considérerait Ngaruye comme un allié plus fiable.
🏛️ Conflit politico-militaire
La branche politique, l’Congo River Alliance dirigée par Corneille Nangaa, s’oppose à la direction militaire.
Alors que Nangaa vise ouvertement le renversement du pouvoir à Kinshasa, Makenga privilégie le contrôle territorial.
Un incident en mai 2025 impliquant Joseph Kabila a illustré ces tensions, marquant un déséquilibre dans les rapports de force.
📉 Un risque pour la paix
Ces divisions internes pourraient compromettre les efforts de paix. En 2013, des fractures similaires avaient conduit à
Malgré sa puissance militaire, le M23 apparaît aujourd’hui fragilisé de l’intérieur. L’évolution de ces tensions sera déterminante pour l’avenir de la sécurité dans l’est de la RDC.
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